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Cl. 18988 (Cl. 12721)
Pierre de Montreuil
Mort en 1267
Paris, vers 1240-1250
Calcaire lutétien sculpté
H. 28 ; L. 58,5 ; Pr. 32 cm
Bâtiments claustraux de Saint-Germain-des-Prés. Don d’un M. Chardon, imprimeur, 1883. Inventoriés en 1891 comme trouvés en magasin. Réinventoriés en 1912 comme provenant du parloir de Saint-Germain-des-Prés.
Don au musée de Cluny en 1883.
Sur trois astragales en tore, des corbeilles cylindriques s’évasent pour
supporter un tailloir unique. Sur chacune de ces corbeilles, deux feuilles d’eau,
découpées en partie basse d’un quart de cercle, se séparent pour former des crochets à
l’aplomb des angles du tailloir. Dans l’espace laissé libre au second registre, une
feuille pointue se retourne pour supporter un abaque formé par une simple tablette
rectangulaire.
Malgré les détériorations de surface dues aux remontées de sel,
ce groupe de chapiteaux reste lisible. Et l’on ne peut manquer de constater qu’il
contraste fortement avec ce que l’on connaît par ailleurs des travaux de Pierre de
Montreuil à Saint-Germain-des-Prés (portail de la chapelle de la
Vierge ou chapiteaux du parloir et du réfectoire Cl. 23664 à Cl.
23670). Pour autant, une lettre d’H. Descaves, architecte du
gouvernement, datée du 29 mars 1861, permet de les identifier avec des chapiteaux
découverts par M. Chardon, imprimeur, et provenant censément de la démolition du parloir
de Saint-Germain-des-Prés ; une annotation sur la lettre permet de savoir qu’ils ont
effectivement été donnés en 1883. Si, comme l’a remarqué Pingeot, 1974, il semble
impossible d’accepter cette provenance exacte, les chapiteaux différant par trop de ce
que l’on connaît du décor du parloir, il n’en reste pas moins qu’ils proviennent des
bâtiments claustraux de l’abbaye, mais probablement d’un édifice moins solennel que ne
l’étaient le parloir et le réfectoire, ce qui explique probablement leur décor plus
simple.
Ces chapiteaux ont échappé au catalogue Haraucourt et Montrémy, 1922.
Désignation : Chapiteau triple
Motif : Végétal