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Réunion des Musées nationaux - Grand Palais - Catalogue des collections
Musée national du Moyen Age, Thermes et Hôtel de Cluny, Paris

Les catalogues raisonnés

Sculptures des XIe-XIIIe siècle - Collections du musée de Cluny

Saint-Denis, tombeaux

Cl. 18946 (Cl. 11785;Cl. 12587)

Dalle funéraire de Pierre Hugon

Paris, Saint-Denis, 3e quart du xiiie siècle

Calcaire lutétien gravé
H. 87 ; L. 92 cm


Inscription

†ICI·GIST·PIERRE·HUGON·ESCV[...]DE·FESTE·S·ANDRUI·LAPOSTRE


Historique

Provient de la collégiale Saint-Paul à Saint-Denis. Versement des Chantiers de Saint-Denis en 1888. Inventoriée en 1888, 1891 et 1912.


Commentaire

C’est sur l’emplacement de l’ancienne collégiale Saint-Paul, située à proximité immédiate de l’église abbatiale, au nord, que fut construit le bâtiment destiné à abriter les éléments envoyés, après la dissolution du musée des Monuments français, pour servir à la restauration de Saint-Denis, et c’est à l’occasion de ces travaux que fut découverte, en 1842 (d’après Guilhermy, 18565), dans le bas-côté nord de l’église, la tombe de Pierre Hugon, qui se trouve, comme en témoigne encore une fois Guilhermy, 1856, dans les magasins de Saint-Denis en 1856.

Il ne reste en fait que la moitié supérieure de cette tombe. Un gâble à crochets végétaux, sommé d’un fleuron et soutenu par une arcade trilobée inscrite, repose sur deux colonnettes sommées de chapiteaux à décor végétal. À l’extérieur de ce cadre, entre deux filets, court l’inscription en lettres onciales, dont le fleuron du gâble marque le commencement et la fin. À l’intérieur, le défunt est figuré comme un homme imberbe, coiffé d’un béguin dont dépassent quelques mèches de cheveux raides sur le front et un bandeau bouclé sur la nuque. Sous des sourcils marqués et de part et d’autre d’un nez fin, les yeux sont resserrés et étroits. Les mains sont jointes en signe de prière. Il porte une robe dont le capuchon est rabattu sur les épaules avec un joli mouvement de drapé, aux manches courtes, s’arrêtant aux coudes, laissant dépasser une cotte s’étendant jusqu’aux poignets.

Quoique Haraucourt et Montrémy, 1922, aient proposé pour cette dalle une date relativement tardive, autour de 1300, il nous semble que son décor relativement simple, sans pinacles sculptés ni même anges thuriféraires, incite plutôt à la placer dans le troisième quart du xiiie siècle, à la même époque que celle à laquelle furent réalisées les dalles d’une abbesse de Montmartre et celle d’un hospitalier également conservées au musée et où l’on retrouve les mêmes structures.


Bibliographie

  • Ferdinand de Guilhermy, Notes archéologiques, BnF, nouv. acq. fr. 6121, 1856, fol. 240.
  • Ferdinand de Guilhermy, Notes archéologiques, BnF, nouv. acq. fr. 6122, 1856, fol. 39 et 61.
  • Ferdinand de Guilhermy, Inscriptions de la France du ve au xviiie siècle, vol. 2, Ancien diocèse de Paris, Paris, Impr. nationale, 1875, vol. II, p. 196-197.
  • Edmond Haraucourt et François de Montrémy, Musée des Thermes et de l’hôtel de Cluny. Catalogue général, t. I, La pierre, le marbre et l’albâtre, Paris, Musées nationaux, 1922, no 552.

Index

Désignations : Dalle funéraire ; Tombeau
Matière : Calcaire lutétien
Technique : Gravure
Sujet iconographique : Écuyer
Période : 3e quart du XIIIe siècle


Permalien pour cette notice

http://www.sculpturesmedievales-cluny.fr/notices/notice.php?id=111



Xavier Dectot

© Réunion des musées nationaux – Grand Palais, 2011 ; mise à jour : mai 2016

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